Introduction

"Le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle diparaître ? La défaite est-elle définitive ? NON!"

extrait de l'appel du 18 juin 1940 du Général De Gaulle depuis la radio BBC à Londres.

 

       Voici la promesse du Général de Gaulle faite aux français:  la France ne doit pas signer l'armistice, elle peut résister, elle doit résister, pour défendre ses valeurs :" Liberté, Egalité, Fraternité". Mais aussi  pour défendre la France et l'Europe du fascisme et du nazisme, régimes totalitaires qui plongent les pays conquis dans la peur, la violence, l'humiliation  et le rejet des valeurs humanistes des philosophes des Lumières 

Pour lui et ses partisans, la France n'a pas perdu la guerre, elle a simplement perdu une bataille. Il en appelle à l'esprit patriotique des français qui doivent s'engager pour leur pays : il faut se relever pour battre et affronter l'ennemi.

L'armistice fut signée par le maréchal Pétain le 22 juin à Rethondes, dans la foret de Compiègne et surpême humiliation dans le wagon historique où  22 ans plutôt le Maréchal Foch avait signé celle du 11 novembre 1918 mettant fin à la Première Guerre mondiale .

 

A partir de l'armistice du 22 juin 1940, s'engager prend  un nouveau sens, celui de la désobeissance civique. Une nouvelle phase de la  guerre commence opposant les  partisans de Pétain et du III° Reich aux  premiers résistants (FTP, FTP-MOI, français des colonies, FFI,FFL, ORA,...). C'est grâce à ses pionniers qui ont risqué leurs vies en se lançant dans cette longue et éprouvante bataille que la France vit aujourd'hui.

 

Eclairage sur la signification de  " s'engager en 1940"

En 1940,suite à l'appel du général de Gaulle  s'engager signifie clairement résister. Et a cette date résiter c'est :  rejoindre de Gaulle à Londres  mais aussi résister sur le territoire nationale de toutes les facons possibles: tracer des V de la victoire, distribuer des tracts et des journaux, crée des groupes ..... S'engager c'est refuser la défaite et se battre pour  la démocratie et  la liberte comme en témoigne  si justement Lucie Aubrac dans cette lettre

 

"Entrer en résistance

Mai 1940, la défaite, l’invasion nazie, mon jeune époux prisonnier de guerre, le discours de Pétain le 17 juin, l’appel du général de Gaulle depuis Londres le 18 juin. Pour moi la guerre n’est pas finie. C’est ma guerre à moi qui commence. Aider de grands élèves à rejoindre Londres, aider mon mari à s’évader [...], démarrer une opposition à Vichy et à l’occupation allemande. [...] Je suis en quelque sorte une femme double : une vie familiale, [...] une vie professionnelle au lycée de jeunes filles à Lyon. Mon double : les rendez-vous cachés, la recherche de complices pour notre propagande clandestine. [...] Je fais la connaissance de gens variés, [...] de conditions sociales différentes. [...] Seuls comptent, la volonté de vaincre le régime de Pétain, le désir de chasser l’occupant, le souci d’informer une opinion anesthésiée, d’aider tous celles et ceux qui sont les victimes de cette collaboration."

Témoignage de Lucie Aubrac dans La Lettre de la Fondation de la Résistance, décembre 2001.

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Lucie Aubrac au temps de son agrégation de l’Université Collection particulière Raymond Aubrac 
© Archives personnelles Raymond Aubrac

 

 

 

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